les chevaux et moi

les chevaux et moi

jeudi 25 août 2011

Ginger



J’ai rencontré Gwendoline ,( rebaptisée  Ginger),  ma première jument, dans un centre équestre près de Thonon les bains .
Elle était dans un box, son regard doux m’ a tout de suite été attiré l’attention.
 De bonne constitution, plutôt athlétique, Ginger , je le savais d’intuition , allait me convenir.
J’ai demandé au propriétaire du manège a qui appartenait cette jument, « à personne, elle est à vendre » me répondit-il. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd , j’ai tout de suite demandé si je pouvais l’essayer.. et voilà nous sommes partie toute les deux pour notre première ballade . Aussitôt je me suis sentie en confiance avec elle, malgré son entêtement à ne pas aller où j’aurai voulu !!
Cela faisait bien 30 ans que je n’avais pas remonté sur le dos d’ un cheval toute seule comme à mes 10 ans . Je revivais  les mêmes sensations qu’avec Miquette, la jument de la ferme  à Mézière en Suisse, chevaucher la campagne et les bois toute seule telle une vrai princesse !!!
C’était en 2001,mon anniversaire était proche , je décidais alors de me l’offrir comme cadeau d’anniversaire.

Ce fut ma première jument .Je ne connaissais rien d’elle si ce n’est  que son ancienne propriétaire ne faisait que des ballades..comme moi aussi , ça tombait bien ! chaque ballade me replongeait dans mon enfance et ses souvenirs d’échappées dans la campagne vaudoise.  
Avec Gwendoline, que je rebaptisais vite Ginger( car j’adore le gingembre ) je revivais ces moments magiques pendant lesquels je donnais libre court à mon imagination.
Un jour , sur le chemin du retour, Ginger s’est arrêtée pour brouter de la bonne herbe, il faut dire que la nourriture est primordiale pour elle , c’est une bonne mangeuse. Je lui donnais les rennes pour qu’elle soit plus à l’aise et moi je rêvassais sur son dos, enfin pas très longtemps, un bruit , un animal, ? bref une seconde plus tard je me retrouvais par terre. Puis plus rien ,le vide.
Lorsque je rouvrais les yeux j’étais sous elle ! je ne sais pas combien de temps je suis resté »e comme cela sans conscience, 2 3 secondes ? une minute ? peu importe, la première choses que j’ai vu c’était ses poils plus clairs sur son ventre rebondi .
Tout doucement je me suis relevée,  Ginger ne bougeait pas , elle ne broutais même plus , elle attendit que je me relève pour s’y remettre.
Je sus à partir de ce moment là que je pouvais être en sécurité avec elle. C’était comme si elle m’avais protégée … ce fut une expérience inoubliable.
Des années plus tard alors que je rendais visite à mes chevaux, maintenant leur nombre s’élevait à deux : Ginger et Hola.une poney français de selle mixée avec de l’arabe. C’était une belle journée d’automne, ou le soleil n’était plus écrasant mais nous caressait doucement le visage.  
Je m’allongeais dans l’herbe. Intrigués tous les chevaux sont venus vers moi, m’ont sentie et s’en sont allés plus loin, sauf Ginger , elle s’est arrêtée, a reculé de deux pas, et s’est couchée à côté » de moi !!!  je savais que les chevaux ne se couchent que très rarement , surtout à côté d’un « prédateur » comme nous, ils ne le font qu’en cas de grande sécurité ou de maladie, comme la colique par exemple..
Je n’osais plus bouger de peur qu’elle ne se redresse, nous somme restées allongées toutes les deux quelques minutes jusqu’à ce que je relève la tête. Ginger m’a imitée , a allongé son cou vers moi , je lui fit un bisou sur le nez, puis elle s’est relevée pour rejoindre ses congénères…

1 commentaire:

  1. J'ai vécu une expérience un peu similaire avec des chevaux que je ne connaissais pas, sauf celui que j'allais voir, et que je montais en balade de temps en temps. Pendant le trajet en voiture qui m'amenait jusqu'à eux, j'ai commencé à me sentir mal, puis j'ai réussi à arriver et à rejoindre la pâture où se trouvaient tous les chevaux (une dizaine). Au beau milieu du pré, j'ai dû m'allonger tant la douleur était vive et j'ai dû rester allongée au moins 1/2h le temps que passe la crise (colique hépatique). Pendant tout ce temps où j'étais vulnérable, les chevaux sont restés en cercle autour de moi. Je me suis sentie non seulement protégée, mais submergée par l'immense sagesse et force que les chevaux dégageaient à ce moment-là. C'est une sensation que j'ai ressentie bien des fois depuis. En balade, où en toute autre circonstance, je fais confiance à mon cheval, je lui laisse une part d'initiative, toujours, et bien souvent c'est lui que me guide sur la bonne voie, et c'est bien lui aussi, qui m'a ramené à la maison lorsque je m'étais laissée surprendre par un brouillard totalement opaque en montagne. A un moment j'ai cru que j'étais arrivée à la route que je devais prendre, mais mon cheval refusant d'obéir, j'ai compris que je me trompais et que lui seul savait comment rentrer. Ce fut un bon exercice de confiance et de lâcher-prise.

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